La loi coranique concernant le mariage avec les non-Musulmans

Modifiée le 17 mai 2014 par Administrator — Catégorisé en: Articles

Souvent, les Musulmans se posent des questions sur les règles concernant le mariage avec des non-Musulmans. De nombreux savants ont préconisé des règles qui sont en violation directe de la loi de Dieu dans le Coran. Malheureusement, et dans les cultures dominées par les hommes, nous entendons l'affirmation selon laquelle un homme musulman peut épouser une femme des autres religions (par exemple, une femme chrétienne ou juive), mais une femme musulmane ne peut épouser qu'un homme musulman ! Ils expliquent cette innovation inventée évidemment par les hommes par un certain nombre de justifications non coraniques. Certains disent que ce privilège est donné à l'homme parce que l'enfant prend la religion de son père et non de sa mère, et donc un homme musulman peut épouser une femme non musulmane puisque l'enfant sera élevé comme un Musulman, alors que pour une femme musulmane mariée, par exemple, à un homme chrétien, l'enfant serait élevé en tant que Chrétien.

Mais est-ce vraiment ce que Dieu a décrété pour le mariage avec des non-Musulmans dans le Coran ?

La réponse est : NON !

Pour connaître en détails la loi de Dieu, nous lisons dans le Coran :

N'épousez pas (vous les hommes) les associatrices (mushrikaat) tant qu'elles ne croient pas ; une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice (mushrika), même si celle-ci vous plaît. Et n'épousez pas (vous les femmes) les associateurs (mushrikeen) tant qu'ils ne croient pas ; un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur (mushrik), même si celui-ci vous plaît. Ceux-là appellent au feu, alors que Dieu appelle au Paradis et au pardon, avec Sa permission. Il clarifie Ses signes aux gens, afin qu'ils se rappellent.
Coran, 2:221

Le mot "mushrikeen" (mushrikaat pour les femmes) parle de ceux qui commettent le "shirk". Le mot "shirk" est utilisé systématiquement dans le Coran pour désigner l'acte d'associer un/des partenaire(s) avec Dieu dans l'un des droits exclusifs de Dieu. Par exemple, en 6:114, nous lisons que Dieu est la seule source de droit (hakaman), donc toute personne suivant une source de droit autre que la loi de Dieu (le Coran) est coupable de "shirk" :

Ou bien ont-ils des associés (shurakaa) qui, en matière de religion, leur auraient établi des lois que Dieu n'a pas autorisées ? Sans la parole décisive, il aurait été décidé entre eux. Les injustes auront un châtiment douloureux.
Coran, 42:21

Le 2ème mot en 42:21, "shurakaa", est un mot clé qui signifie "associés". En 12:106 nous lisons que la majorité de ceux qui croient en Dieu (ce qui comprend tous les Musulmans) commettent le "shirk" :

La plupart d'entre eux ne croient en Dieu qu'en étant associateurs.
Coran, 12:106

D'après les versets coraniques ci-dessus, il devient clair que l'interdiction de 2:221 est liée au fait d'épouser quelqu'un pratiquant le "shirk". Cela peut être un Juif, un Chrétien et même un Musulman. Il devient également évident que les Musulmans peuvent épouser les adeptes d'une autre religion (Juifs, Chrétiens, etc...) aussi longtemps qu'ils croient en l'unicité de Dieu et qu'ils n'associent aucun partenaire à Dieu dans aucun domaine.

Il est également clair que la loi de Dieu interdisant le mariage avec des "mushrikeen" s'applique aussi bien aux hommes qu'aux femmes. L'innovation de donner aux hommes un traitement préférentiel dans cette affaire n'est que le résultat de cultures dominées par les hommes.

Le Coran fait remarquer qu'il y a parmi les Juifs, les Chrétiens et les autres, des personnes qui sont monothéistes et qui ne placent aucune idole aux côtés de Dieu. Les versets suivants confirment cette question :

Ceux qui ont cru, les Juifs, les Nazaréens, les Sabéens, quiconque a cru en Dieu et au Jour Dernier et accompli de bonnes œuvres : pour eux leur récompense est auprès de Dieu ; ils n'auront rien à craindre, et ils ne seront pas affligés.
Coran, 2:62

Parmi les gens du Livre, il s'en trouve qui croient en Dieu, à ce qui est descendu vers vous et à ce qui est descendu vers eux. Humbles devant Dieu, ils n'échangent pas les signes de Dieu contre un vil prix. Ceux-là auront leur récompense auprès de leur seigneur. Dieu est prompt à régler les comptes.
Coran, 3:199



''Article original : Quranic Law regarding Marriage to Non-Muslims